Daron / Daronne
argotDéfinition
Père (daron) ou mère (daronne) dans l'argot des cités. Les darons sont les parents. Le terme "daronne" a gagné une popularité immense dans le rap français, notamment grâce à des morceaux dédiés aux mères de rappeurs (la daronne qui a tout sacrifié, qui a élevé seule ses enfants). La figure de la daronne est quasi sacrée dans le rap français : c'est la seule personne qu'on ne touche jamais dans un clash.
Synonymes / Variantes
Origine du terme
Argot français ancien, attesté dès le XIXe siècle dans le milieu des malfrats. Possiblement dérivé du breton "daron" (chef de famille). Réintroduit par les cités dans les années 90.
❓ Questions fréquentes
C'est quoi daron / daronne en rap ?
Père (daron) ou mère (daronne) dans l'argot des cités. Les darons sont les parents. Le terme "daronne" a gagné une popularité immense dans le rap français, notamment grâce à des morceaux dédiés aux mères de rappeurs (la daronne qui a tout sacrifié, qui a élevé seule ses enfants). La figure de la daronne est quasi sacrée dans le rap français : c'est la seule personne qu'on ne touche jamais dans un clash.
Que veut dire daron / daronne ?
Père (daron) ou mère (daronne) dans l'argot des cités. Les darons sont les parents. Le terme "daronne" a gagné une popularité immense dans le rap français, notamment grâce à des morceaux dédiés aux mères de rappeurs (la daronne qui a tout sacrifié, qui a élevé seule ses enfants). La figure de la daronne est quasi sacrée dans le rap français : c'est la seule personne qu'on ne touche jamais dans un clash.
D'où vient le mot daron / daronne ?
Argot français ancien, attesté dès le XIXe siècle dans le milieu des malfrats. Possiblement dérivé du breton "daron" (chef de famille). Réintroduit par les cités dans les années 90.
📚 Termes associés
Verlan de "steak", mais utilisé pour signifier la part de bénéfices, l'argent gagné, la récompense financière. "Prendre son tieks" = prendre sa part, récupérer son argent. Le terme peut aussi simplement désigner de l'argent en général. Dans le rap, le tieks symbolise ce pour quoi on travaille : la récompense concrète du charbon quotidien.
SchlassCouteau, lame, arme blanche. Le schlass est un terme d'argot très utilisé dans le rap pour parler d'un couteau, souvent dans un contexte menaçant ou narratif lié à la violence de rue. Le terme peut aussi être utilisé comme verbe : "schlasser" = poignarder, couper. Dans le rap français, les références aux schlass sont fréquentes dans les récits de rue et les morceaux de type "street".
CainriVerlan de "ricain" (lui-même abréviation d'"américain"). Désigne les États-Unis ou ce qui est américain. "Aller au cainri" = aller en Amérique. Dans le rap français, le cainri représente à la fois le berceau du hip-hop (New York, Atlanta, LA) et le modèle de réussite ultime. Beaucoup de rappeurs français rêvent de percer au cainri ou s'inspirent des codes du rap américain.
MaquillerFalsifier, truquer, transformer quelque chose pour le rendre méconnaissable. Dans le contexte de la rue, "maquiller" une voiture c'est changer ses plaques, sa couleur, son identité après un vol. "Maquiller" un bilan c'est falsifier des chiffres. Dans le rap, le terme est souvent utilisé dans un contexte de récit de rue : maquiller des voitures volées, maquiller la réalité, maquiller les comptes.
MaraverFrapper violemment, tabasser, mettre une raclée. "Se faire maraver" = se faire battre. Le terme implique une violence physique sérieuse, pas une simple tape. Dans le rap français, "maraver" est utilisé pour décrire des altercations de rue, des règlements de comptes ou pour menacer un rival dans un clash. Le mot a un côté très cru et direct qui correspond bien à l'esthétique brute du rap de rue.
CalculerPrêter attention à quelqu'un, le prendre en considération, le respecter. "Ne pas calculer" quelqu'un signifie l'ignorer complètement, ne pas lui accorder la moindre importance. Dans le rap, "je te calcule pas" est une marque de mépris suprême : tu es tellement insignifiant que tu n'existes même pas à mes yeux. C'est une arme de clash efficace car elle nie l'existence même de l'adversaire.